S’en souvenir au bon moment
Partager
Journal #002
On sait qu’après un mauvais moment, un meilleur peut revenir.
On le sait avant de partir.
On le sait à froid.
On le sait quand tout va bien.
Mais dans le dur, le cerveau oublie.
Il réduit tout.
La pente.
La fatigue.
Le froid.
La distance.
Le temps qui reste.
Et parfois, il ne laisse plus beaucoup de place au reste.
On ne pense plus que ça peut changer.
On ne pense plus qu’un haut peut revenir après un bas.
On ne pense plus qu’une soupe chaude, une sieste, un virage, une discussion ou quelques minutes de calme peuvent remettre un peu d’ordre.
C’est peut-être ça, le plus difficile.
Pas seulement savoir que les mauvais moments passent.
S’en souvenir au bon moment.